J’en arrive à la conclusion inédite que les mots sont nos ennemis. Ils sont farceurs, trompeurs et changeants. Le même mot peut être méchant et câlin, drôle et sinistre. Même si on peut être sinistre et drôle. Les américains prennent des exemples, les américains nous emmerdent. Mais bon. « C’est nul ». Même syntaxe. « C’est nul ». Mêmes mots. « C’est nul ». Rien à voir. Il faut se délivrer du carcan des mots. Et du capital. Il faut baiser le capital. Le niquer, le troncher, le fourrer, puis l’enculer jusqu’à la garde. Le peuple doit se libérer, les bérets doivent s’en aller. L’animal qui sommeille en nous se réveille chaque jour à table, cannibale. Madame Ortie est Has Been. Les poulets sont intoxiqués. L’amour à un copyright, l’amour est dans les pubs télés, l’amour est écossé, miné, souillé, cuit thermostat huit. Mais oui ! Faisons au capital ce qu’ils ont fait à l’amour. Il faut cuire le capital (avec du safran et du curry). Même s’il est foufou de sa foufoune.
Le problème de la vie, c’est qu’elle est partagée. Qu’elle doit être partagée. Mais certains ne sont pas prêteurs. D’autres s’immiscent, folâtrent, il faut danser pour pas crever. La taie d’oreiller c’est doux à deux et malsain à un. Il est important d’ouvrir les fenêtres. Il faut dès aujourd’hui mettre la clé de l’ignorance sous la porte de l’infamie. Les femmes doivent être belles, belles, belles comme le jour. Et l’amour. Il me faut faire des rimes en 'é' car j’emmerde l’armée. Le kaki, c’est du vert pourri. Rêver est difficile sans se raser les sourcils. Il faut changer pour le changement. Un monde différent par des gens différents. Un monde différent pour des gens différents. Un monde sans polygone. Notre monde y aspire. Avez – vous déjà vu deux plants sécants flotter dans les airs au petit matin ? Pavons d’or les rues et dansons. La vie est une chose sans raison. Le faux vient au secours de l’insuffisant. NADA = FAUX. Le capitalisme a horreur du vide, du vivre, de la vie.
Tout émission télé en différé est un comme un animateur – sourire – la trentaine qui nous avouerait : « Mon émission est une grosse merde ». La télé envoie des images pour remplir des cerveaux vidés par la vie capitaliste. Les images font des ricochets dans nos crânes. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 sujets de discussions pour la Noël. Est-ce la poule qui vient de l’œuf ? Ou l’œuf qui vient de la poule ? Est-ce la télé qui rend con ? Ou les cons qui veulent cette télé ? Croix. Gammées – Catholiques. Croa. Grenouille de bénitier ou grenouille kaki. La liberté n’est pas un état, c’est un acte. Un acte doit être plein, pas plein de demi – mesures. A bas ATTAC ! Il nous faut une liberté folle. Si Raffarin était né en 1760, il serait royaliste. Le président de la République serait royaliste, lui aussi. Et si la chose mi – homme, mi – singe qui se baladait dans la forêt il y a un million d’année avait pris à gauche connard, il n’aurait pas rencontré l’autre bidule, pas crac – crac. Son descendant aurait créé le vaccin contre le SIDA et pas la bombe atomique. Tout ce que nous faisons a des conséquences impressionnantes sur le futur. Si je choisis d’être une rock star (par exemple), Julien et Marie se rencontreront à mon concert et dans mille ans, nous vivrons dans un monde remplis d’avions personnels polluants ou alors je suis instit’ et nous vivrons dans un monde où tout le monde est pépère. A vélo.
Il faut se rendre compte que tous nos actes ont une répercussion sur l’acte suprême, l’acte d’aimer et sur l’avenir de l’humanité. L’antéchrist est-il une voie à suivre ? Pour faire peur… Le problème est que le riche qui a peur du pauvre, ça réjouit, ça amuse, mais ça fait voter Le Pen. Le Pen est un fait de société qui se prend pour un candidat. Les gens puent et je les hais, mais ils me le rendent bien. La misanthropie est fascinante. La qualité des habitants d’un pays se juge à l’inverse de leur cuisine. Donc tous les pays craignent. Oh, les Etats – Unis… exception qui confirme la règle machin. Manger c’est bon, mais les relations à l’autre sont aujourd’hui aussi plates qu’un poisson rouge humanisé (qui se torture dans un bocal). Coupons la tête au roi et c’est la fête chez moi. Il faut réformer les relations humaines. Par la force ! Il faut donc buter les associaux. De toute façon, la plupart des humains méritent la mort, le reste aussi, par solidarité.